28 février 2007

Principes

- Mais alors, demanda le seigneur du Fleuve, qu'y a-t-il donc de si précieux dans le Tao?

Qui connaît le Tao, répondit Dauphin, de la mer du Nord, comprend nécessairement l'ordre de l'univers;

Qui comprend l'ordre de l’univers sait évaluer les circonstances;

Qui sait évaluer les circonstances échappe au mal que pourraient lui faire les choses extérieures.

L'homme de vertu parfaite ne peut être brûlé par le feu, noyé par les eaux, affecté par le froid ni par la chaleur, mis à mal par les ennemis, et les animaux sau­vages.

Ce n'est pas dire qu’il brave à la légère ces maux du monde, c'est qu'il discerne la sécurité et le danger, garde son sang-froid devant le malheur et le bonheur, fait son choix avec prudence, et qu'ainsi prévenu, rien au monde ne peut lui faire de mal.

C'est ainsi qu'on découvre que le ciel existe au-dedans de nous,

La vertu humaine contenue dans le Tao ne peut être parfaitement saisie. La parole humaine ne peut traduire adéquatement l’inconnaissable.

L'homme existe par lui-même et la vertu repose sur le ciel.

Qui connaît l'acte de l'homme prend le ciel comme base et trouve sa place dans la vertu,

Celui-là peut avancer et reculer, se plier et s'étendre parce qu'il fait retour à l'essentiel et ne recherche que l’essentiel.

  Mais qu'est-ce que le ciel ?

Qu'est-ce que l'homme? » demanda le seigneur du Fleuve.

Dauphin, de la mer du Nord, lui répondit: «  La nature a donné au bœuf et au cheval quatre pieds, voilà le ciel; on place un mors dans la bouche du cheval et l'on passe un anneau dans les narines du bœuf, voilà l'homme.

C'est pourquoi il est dit :

Ne pas détruire le céleste par l'humain;

Ne pas détruire l'ordre naturel par l'action humaine.

Ne pas sacrifier son bien propre pour une gloire passagère;

Il suffit d’obser­ver tout cela et ne s'en écarter jamais,

On fait ainsi retour à la vérité naturelle et l’on vit le Tao. »

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Posté par sicouzac à 18:20 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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